dimanche 14 juin 2015

Mantasoa 3 !

C’est la troisième fois que nous allons à Mantasoa et je n’ai jamais vraiment développé sur cette « excursion » à 60km de Tana : nous y allions pour faire la fête entre amis et, en plus, le temps avait été à deux reprises exécrable donc presque r-a-s !
Cette fois, non seulement notre séjour a été plus sage, même si nous étions toujours en bonne compagnie, mais en plus il a fait un très beau temps, surtout à partir des demies-journées : forcément, cela change tout !

Samedi matin nous commençons bien-sur par les traditionnels embouteillages pour quitter la ville : au passage je constate que les fours à briques sont déjà en activité le long de l’Ikopa. En effet, les pluies ont été tellement dévastatrices qu’il faut beaucoup reconstruire, et donc vite produire de nouvelles briques.

Je découvre aussi le long de la rivière le lavage à même l’eau trouble des boyaux de porcs qui serviront à confectionner les saucisses que l’on voit pendre aux étals des boucheries dans la rue : de quoi me dissuader définitivement d’en acheter ainsi !

Au début je pensais que c'était de la corde, mais je ne comprenais pas pourquoi les gens en prenaient autant soin dans ce cas
Grâce à la notamine toujours, pas de malades dans la voiture malgré les 60 km de montée en lacets.
Nous arrivons à notre hôtel L’Ermitage http://www.ermitagehotel-mg.com/index/?lang=fr , rejoints par les plus courageux d’entre nous qui étaient venus en vélo par les pistes depuis Tana (partis à 7h30, arrivés à 12h30, chapeau !), et partons pique-niquer sur le terrain de l’un d’entre eux que nous ne connaissions pas (dont la maison se révèle une véritable maison de magazine, top moderne, un truc de dingue). Petit tour en canoë sur le lac histoire de se tremper un peu, puis retour à l’hôtel, d’où nous repartons pour aller manger une succulente fondue suisse chez Albert&Lili.

L’Ermitage dispose de différents terrains de sports et d’activités auxquelles nous nous adonnons tous: le volley du w-e n’est donc pas oublié, pendant que les enfants font du karting. Nous prenons le buffet à l’hôtel, un vrai régal.
C’est donc le ventre bien plein que nous nous rendons à pied aux vestiges laissés par Jean Laborde, arrivé vers 1830 à Madagascar et qui a eu une ascension surprenante au sein du royaume. Arrivé ruiné, il a gagné la confiance de la cruelle reine Ranavalona 1re (et beaucoup plus selon la rumeur) et devient le conseiller du pouvoir malgache jusqu’à ce qu’on découvre qu’il avait influencé son fils, le futur Radama II, pour faire appel aux roi de France pour la renverser. Il doit alors s’exiler 4 ans à la Réunion, mais reviendra influent à Madagascar lors de l’accession au trône de Radama II, jusqu’à sa mort à Tana en 1878, où il est alors Ambassadeur officieux de la France.
Les travaux importants qu’il a effectué à Mantasoa datent de sa première période : une fonderie de fusils et de canons, une verrerie, une faïencerie, une papeterie, une sucrerie, une savonnerie… une véritable « cité industrielle » en somme, avec également un palais d’été pour la reine.
Beaucoup de ces éléments ont été enfouis sous les eaux avec la création en 1937 du lac artificiel de Mantasoa (2000 hectares), mais il reste quelques vestiges intéressants.
Maisonnette le long du chemin
Escalier menant à la maison de Jean Laborde
Nous n’avons hélas pas pu voir l’intérieur de la maison de Jean Laborde (mauvais horaires) au village d’Andrangoloaka, qui a été restaurée récemment (1998) et qui contient un petit musée, il va donc falloir revenir ;)

C’était donc le dimanche de Pentecôte et il y avait un joli manège assez rustique mais efficace sur la place du village.

Un peu plus loin se trouvent encore les bains de la reine, où l’eau était amenée par un canal asséché depuis et remontait par le centre du bassin. Belle piscine, non ?
Un peu plus loin de nouveau les restes d’une usine, puis de la fonderie elle-même


Ce terrain sert désormais de terrain de sport pour le lycée qui s'est installé dans la continuité des bâtiments

Fonderie et son four au centre

Notre petite troupe ayant bien marché (3 ans pour la plus jeune) avec le soleil de face tout le long, nous sommes finalement bien contents d’être rejoints en 4x4 par Florent et Fred, où tout le monde s’entasse joyeusement (soit une vingtaine de personnes donc !).
En attendant la voiture, nous assistons à l’écossage du riz à la machine. A l’arrière s’entassent les cosses, que les poules guettent, il doit bien rester quelques grains à picorer.


C’est qu’il nous fallait économiser nos forces pour faire face à la soirée qui nous attendait : Martine nous avait concocté une « Murder Party », sorte de Cluedo mais sans plateau. Nous avions tous un rôle à tenir, en costume, et devions démasquer l’assassin du crime qui s’était produit en début de soirée à l’aide d’indices qu’il fallait recouper et confronter aux autres personnages. Florent était l’inspecteur et moi une comtesse russe abusant de la vodka…
Nous étions dans la salle à manger de l’hôtel où nous ne sommes pas passés inaperçus, et les enfants chacun dans les chambres nous ont laissé passer une super soirée !
Quelques uns des personnages au briefing : les 2 Comtesses, le proprio du golf, la cavalière et l'avocate/assassin 
Le lendemain matin, dernière ballade à cheval pour un petit groupe, puis pique-nique à la maison d’une connaissance, également comtesse la veille au soir : sa modeste maison représente vraiment l’image de la maison de vacances à mon goût, sans ostentation, ouf.
Nous n’étions pas les seuls à pique-niquer (et le long des routes aussi) : de nombreux malgaches étaient venus avec 3 gros camions occuper le terrain en face, avec la sono bien-sûr !

Pas trop d’embouteillages au retour, nous sommes partis suffisamment tôt pour cela.

Mantasoa est à l’image de Tana, voire en plus exacerbé : côte à côte se trouvent des maisons secondaires luxueuses et délirantes, et d’autres miséreuses à pleurer. Il n’en reste pas moins que l’endroit est parfait pour un w-e au vert, à condition de bénéficier du beau temps !

Depuis ce w-e de Pentecôte, les jours et semaines défilent à toute vitesse. J’ai organisé un vide-grenier au CAR, puis c’était la kermesse à l’école d’Ottavio dans laquelle j’étais très impliquée depuis des mois, nous avons déjà refait une Murder Party à 6 seulement grâce à l’excellent coffret créé par mon ancienne collègue de travail Virginie (http://www.amazon.fr/Petits-crimes-entre-Virginie-Pelletier/dp/2215109246), que Florent a ramené de France 2 jours avant.
Achille est en vacances depuis une semaine déjà, son établissement (et ses profs) est « occupé » car centre d’examen pour tout le pays : j’ai donc mis en place des stages (arts plastiques, capoeira, cirque et hip-hop) au CAR pour occuper ces ados désoeuvrés, mais donc il faut aussi que je le véhicule !
Les semaines à venir vont aussi être chargées : conseil d’école et d’établissement, cloturer les comptes de l’association de l’école, préparer les activités périscolaires de la rentrée, sortie annuelle avec le personnel du CAR, Veloma Party (soirée d’adieux) pour ceux qui nous quittent… et j’en oublie !

Je ne suis donc pas du tout certaine de refaire un article d’ici septembre, et vous souhaite alors de passer de très bonnes vacances ! Donnez-moi de vos nouvelles si nous ne nous voyons pas ;)


lundi 18 mai 2015

Fort Dauphin

Pour les dernières « petites » vacances des enfants, nous avons décidé de partir tranquilles, en avion ! C’est que notre petit dernier est à peine remis de la bilharziose (il faut encore faire des analyses début juin pour être sûr qu’il n’a plus de vers), et le voyage en voiture serait trop crevant pour un si court séjour sur place.
En effet, par la route il faut compter 72h non stop, impossible car on ne roule plus de nuit dans tout Mada pour des raisons de sécurité. Elle est praticable jusque Ihosy sur la RN7 (où nous ne nous étions pas arrêté aux précédentes vacances. Tana-Ihosy = 600km déjà), puis c’est une piste défoncée jusqu’à destination, soit 500km tout de même, sans haltes « classiques » possibles.
Pas de description de la route du grand sud donc puisque nous n’avons pas traversé ces zones arides.
Nous ne nous rendons ainsi pas compte du véritable havre que représente Fort Dauphin, car du fait de sa position, la ville et sa région immédiate sont extrêmement bien arrosées et ne souffrent donc pas de sécheresse, ce qui n’est pas le cas dans le reste du sud, où l’eau fait défaut depuis de longs mois et où les populations meurent littéralement de soif et de faim (dixit une connaissance missionnaire qui en revient)…
Reprenons, départ à la mi-journée en avion donc, avec une escale à Morondava, allongeant de 2h notre voyage et nous faisant sauter le déjeuner. Arrivée vers 16h à l’hôtel, le Talinjoo, une merveille : les chambres, très spacieuses, sont en dur, il y a peu de cafards donc ;). Nous dominons la baie, et la piscine. La cuisine n’ouvre qu’à 18h, nous jeûnons donc ce jour-là (oui c’est indécent de dire cela après le paragraphe précédent)… Le temps est plutôt maussade, mais les enfants plongent tout de même dans la magnifique piscine de l’hôtel avant la pluie.
Vues depuis notre terrasse :
Une partie de la chambre...


Le pic Saint-Louis droit devant
Nous sommes rejoints le lendemain par des amis de Tana qui logent au même hôtel, le séjour est donc encore plus gai !
La ville est vraiment minuscule, nous l’avons arpentée à pied sous une petite pluie et n’avons même pas pu visiter le Fort historique tenu désormais par les militaires, car les horaires de visite sont très aléatoires : lorsque nous sommes passés, le samedi après-midi, le garde laissait entrer des gens (des habitués ?) mais pas nous, et nous a dit de revenir le lundi, sans garantie... Dommage, il y a soi-disant encore quelques vestiges du Fort Flacourt de 1643. Notons au passage que Fort Dauphin est le nom donné par les colons français mais que la ville s’appelle désormais Taolagnaro. Personnellement je vais continuer, comme beaucoup ici, à dire Fort Dauphin, ayant du mal à prononcer et retenir correctement le nom en malgache (shame on me, je n’y arrive pas…). Pourquoi Dauphin me direz-vous ? Tout simplement en l’honneur du dauphin du roi Louis XIII, le futur Louis XIV.
Sous la pluie cela perd de son charme, c’est sûr. Le petit port à l’abandon n’est pas des plus attrayant, avec sa péniche rouillée échouée depuis on ne sait quand…
Oui c'est le port !

C'est une rue du centre, pas vraiment reluisant
La bonne surprise a été vers les taxis-brousse le resto « Chez Perline » qui ne paie pas de mine (sans les indications du guide je ne pense pas que nous nous y serions arrêtés) mais dont les crabes et langoustes sont délicieusement préparés !

La plage Libanona à côté de notre hôtel est magnifique et les rouleaux n’y sont pas trop violents (quoique…) : l’eau est très claire et froide (nous sommes à l’extrémité sud de Mada, les courants y sont froids donc), mais c’est tout de même un bonheur de s’y baigner. 
Notre hôtel est invisible, tout à droite



Notre hôtel est en hauteur, à ses pieds il n’y a pas vraiment de plage à proprement parlé, mais un beau platier sédimentaire de rochers acérés (et je m'y suis coupée bien-sûr) où se fracassent les vagues et où se nichent de gros coquillages, les « deda » (turbo marmoratus en latin). 
C’est le RV des nombreux pêcheurs-plongeurs en apnée qui inlassablement récoltent ces coquillages nourriciers, un filet autour de la taille pour les contenir.

la plage des platiers n'a presque plus de sable : elle est jonchée de coquillages vides, de coraux morts, squelettes d'oursins
Les petits bassins regorgent de vie : bernard l'hermite, et un drôle d'amphibiens qui reste au soleil sur les rochers et fait  littéralement plusieurs sauts sur l'eau avant de s'y réfugier à notre approche
 Notre ami s’en fait directement cuire sur la plage, sur le fataper : c’est un gros escargot de mer en quelque sorte, qui se mange seul ou sert d’appât pour pêcher les langoustes. Cela sent bon mais nous n’avons pas tenté. En revanche, j’ai conservé leur opercule énorme en calcaire car une fois nettoyé et poli, cela fait comme un galet original avec sa spirale, que j’ai par ailleurs déjà vu en bijou (mais je les conserverai en éléments de décoration) ! Le coquillage est source de nacre également.


Observer ce platier est fascinant car l’eau y jaillit en geyser : les vagues s’engouffrent sous la barrière rocheuse et ressortent plus loin par des anfractuosités. Le platier est constitué de multiples trous où la profondeur varie selon les vagues.
Les vendeuses (et leurs enfants) de colliers et coquillages nous laissent tranquilles quand nous leur disons habiter Tana et avoir déjà tout ce qu’il nous faut, ouf !
Un vrai programme de farniente cette fois, avec plage, piscine, jeux de cartes et de dés et un peu d’écran pour les enfants : levés tôt-couchés tôt !

Nous marchons jusqu’à une autre plage, Ankoba, dans la fausse baie des Galions, spot de surf réputé : nous arrivons par au-dessus et le paysage est grandiose
La plage Ankoba en bas, et QMM au fond

notre hôtel au loin derrière dans les arbres (le tableau de famille aurait été pas mal mais Achille était en arrière !)
Les vagues y sont effectivement belles et les courants plus puissants, même dans très peu d’eau. Ils ramènent au bord, certes, mais créent aussi des trous/marmites profondes et soudaines, juste au bord. Baignade sportive et vigilance accrue donc. Le restaurant « Chez Marceline » y donne un petit air de paradis. 
Juste à côté se tient une espèce d’arêne (carrée) pour les combats de coqs dont les malgaches sont friands : il y a foule en milieu d’après-midi et nous nous pressons autour aussi pour contempler une partie du spectacle.
La plage depuis chez Marceline


Nous nous scindons pour rentrer à l’hôtel, en taxi ou à pied (mon option). En chemin, je croise donc cette vache qui, bien qu’ayant de l’herbe à proximité, préfère manger ce qu’elle trouve sur le tas d’ordures, sur lequel il est rappelé qu’il est important de garder la ville propre…



Dans l’ensemble, le temps est malheureusement assez inégal, une dépression reste un peu bloquée plusieurs jours et il pleut systématiquement à partir de 17h.
C’est ainsi que je manque, avec Achille, une belle journée ensoleillée et excursion au lac Ambavarano et dans la baie de Lokaro car Achille a été malade toute la soirée et nuit précédente. Heureusement, ses diarrhées et vomissements nombreux cessent au matin car je commençais à m’inquiéter sérieusement…

Ravenala (arbre du voyageur) et oreilles d'éléphants sur le lac Ambavarano
Mais finalement cette excursion n’en a pas vraiment été une, ils n’ont pu aller à la destination finale car l’écluse qu’il fallait passer était impraticable. Impossible de passer l’embarcation, et marcher 12km en tongues ou sandales dans des sentiers incertains n’aurait pas été sages avec Ottavio qui fatiguait encore vite. La troupe est revenue beaucoup plus tôt, dépitée. Nos amis étaient passés par un de leurs contacts sur place, mais cela n’a pas bien fonctionné. Les agences de tourisme sur place sont honteusement chères, mais sans doute que si nous étions passés par elles, un autre bateau les aurait attendu de l’autre côté de l’écluse, tant pis !
Du coup nous avons tous les 4 fait un massage, surplombant l’eau, un vrai régal : c’était une première pour les enfants, qui ont adoré (à défaut d’aller au cinéma, ici on va au massage ;) !). Depuis il faut que je leur en fasse un presque tous les soirs avant de s’endormir !
Pour notre dernière journée nous nous rendons au domaine de Nahamoana, à 7km de la ville : nous pensions avoir déjà vu beaucoup de lémuriens en même temps, mais là ils sont encore plus nombreux et peu farouches. C'est toujours un régal de les voir et de les approcher de si près, nous cueillons des mandarines et ils viennent en prendre des quartiers directement dans nos mains !



Un caméléon femelle creuse son trou pour y déposer ses œufs juste au milieu du chemin qui, heureusement pour elle, n’est pas si fréquenté ;


"Bonjour Vazaha !" lors de la petite promenade en canot dans la réserve


Notre public durant notre déjeuner (nous sommes venus avec la cuisinière)
Juste des curieux, la quinzaine de makis est repartie 5 mn après
L’impression générale est que Fort Dauphin est parfait pour quelques jours de détente, et plus encore avec des excursions intéressantes quand on est véhiculé (la location de 4x4 est totalement prohibitive, et les excursions très chères). La ville elle-même n’est pas très attirante au final, mais ce n’est pas là l’atout de la ville. Ses belles plages sont sans conteste les plus belles que nous ayons vu depuis notre arrivée à Madagascar (et en septembre-octobre on peut y voir les baleines à bosses).
L’ascension du Pic Saint-Louis (529m) était aussi une des attractions prisées car le sommet permet d’avoir une vue magnifique, mais depuis fin septembre dernier cette randonnée est totalement déconseillée suite à une attaque très violente de traileurs (http://www.linfo.re/ocean-indien/madagascar/653123-la-randonnee-de-l-horreur).
J’ai oublié de parler jusqu’à présent du port d’Ehoala, opérationnel depuis 2009, que nous n’avons pas approché mais vu de loin car il se situe du côté opposé de la baie où nous étions et son accès est strictement règlementé (les lumières étaient bien visibles de nuit). Il s’est développé à la suite de la découverte d’un énorme gisement d’ilménite, minéral riche en titane et en fer. Ses utilisations ? Je reprends le guide Lonely planet pour cela : « Léger, non sujet à la corrosion, plus résistant que l’aluminium et pouvant supporter de hautes températures, ce minerai entre dans la fabrication d’alliages utilisés dans l’aéronautique et certains équipements spatiaux de haute technologie. Il sert également à produire du bioxyde de titane, ou blanc de titane, l’un des composants des peintures. On l’utilise enfin pour la fabrication de certaines prothèses médicales ». Le gisement de Fort-Dauphin représenterait environ 10% des réserves mondiales d’ilménites. La production est de 750 000 tonnes par an, et l’Etat malgache est partenaire du projet à 20%, le reste appartenant à l’entreprise canadienne Rio Tinto, via sa filiale malgache Qit Madagascar Minerals (on nomme cet endroit « QMM » en fait).
Mais il paraît que cela ne profite pas tant que cela à l’Etat ni à la ville elle-même…

Notre vol de retour était prévu pour la mi-journée, nous comptions donc nous baigner une dernière fois dans cette belle eau transparente : on nous annonce la veille à la mi-journée que le vol est repoussé vers 15h, parfait cela nous laissera encore plus de temps ; mais dans la soirée on nous annonce que finalement l’avion partira à 8h20 !
L'aéroport est encore plus petit que celui de Morondava et Tuléar

Le panneau d'affichage est aussi mythique
Nous n’avons donc pas fait nos adieux à la mer…, et sommes arrivés à Ivato vers l’heure du déjeuner seulement, car il y a eu une escale à Tuléar. Du coup, cela devient une habitude, nous avons déjeuné à la Rôtisserie ! Quoi, c’était tout de même le jour de mon anniversaire !

Pour ceux qui voudraient aller plus loin dans la découverte de Fort Dauphin et ses environs, ce blog http://blogkotoko.fort-dauphin.org est très riche et bien écrit ! Et ce site aussi, http://www.fort-dauphin.org/home, créé par la même personne je crois.


Le dimanche suivant, j’ai participé, sans Achille cette fois, à l’UTOP-Ultra trail des hauts plateaux, pour les 10km seulement, avec 350m de dénivelé. Effectué en 2h19 pour ma part, en marchant vivement puisque je n’aime pas courir. Dommage que le parcours comportait deux fois la même boucle, on sait trop où cela va être difficile au 2è passage ! Je ne pense pas réussir à faire les 30km l’année prochaine, ou alors il faudrait beaucoup plus s’entraîner !
Le w-e suivant c’était les portes-ouvertes à l’école pour accueillir les possibles nouveaux enfants et parents du quartier. En ce moment je prépare activement avec l’association de l’école la kermesse du 6 juin, le temps passe vite et nous allons nous retrouver fin juin en un éclair !


A bientôt !